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Bande dessinéeet Humour  

Donjon Crépuscule (tome 112) - Pourfendeur de démons
de Joann Sfar , Lewis Trondheim et Obion
Delcourt 2003 /  11.95 €- 78.27  ffr. / 48 pages
ISBN : 9782413016878
FORMAT : 29,8x22,6 cm

La malédiction du lapin

Ca tourne de nouveau rond pour Terra Amata : depuis que Marvin Rouge, Roi Poussière et Zakûtu ont remis de l’ordre dans le bazar intégral qu’avait déclenché le Grand Khân, toute la planète a repris sa tranquille rotation.
Tout pourrait se passer au mieux si Marvin n’était pas soudainement devenu la proie d’une horde d’êtres zombéifiés qui visiblement ne lui veulent pas que du bien. Tous n’ont qu’une idée en tête, adultes come bébés, Olfs comme Elfes : lui faire la peau. D’où vient cette malédiction qui empoisonne la vie de Marvin et celle de Zakûtu ? C’est ce que le couple d’amoureux baba cools va devoir découvrir dans cet épisode. Un tome mouvementé, à défaut d’être réellement passionnant, qui se passe donc après la plus grande bataille qu’est connue Terra Amata. Mais rien ne se termine jamais vraiment dans Donjon, univers en constante expansion et qui déborde de tous les côtés.

C’est un Donjon sympathique même si relativement mineur qui signe ce grand retour de l’arc « Crépuscule ». Il est évidemment difficile de relancer l’action après le grand chambardement des derniers tomes, et il est toujours plus complexe de titiller l’intérêt une fois que le grand méchant a quitté la scène. Si le moment de lecture n’est pas déplaisant, on regrette notamment une histoire un peu faiblarde qui s’appuie sur une narration étrangement poussive : on pense à tous ces cartons descriptifs qui font lourdement avancer l’intrigue.
Il y a heureusement beaucoup de moments plaisants et c’est toujours un plaisir de retrouver ces personnages, notamment le couple Marvin/Zakûtu, personnification de l’amour vache, de l’amour fol. On aime aussi cette ambiance japonisante qui nous rappelle que les auteurs n’hésitent pas à aller chercher dans tous les imaginaires pour construire leur univers.
Obion reprend ses personnages là où il les avait laissés et Walter ressort sa palette de couleurs orange et rouges qui collent bien à cette période de la saga. On a l’impression d’avoir quitté ces personnages hier (alors que le dernier album d’Obion date d’il y a 12 ans !)

Un opus de transition, entre deux époques, reste à découvrir maintenant comment les auteurs vont pouvoir relancer cette époque… sans tourner en rond.

Alexis Laballery
( Mis en ligne le 22/06/2021 )
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