L'actualité du livrerencontre rencontrefemme Jeudi 23 novembre 2017
  
 
     
Le Livre
Littérature  ->  
Rentrée Littéraire 2017
Romans & Nouvelles
Récits
Biographies, Mémoires & Correspondances
Essais littéraires & histoire de la littérature
Policier & suspense
Classique
Fantastique & Science-fiction
Poésie & théâtre
Poches
Littérature Américaine
Divers
Entretiens

Notre équipe
Essais & documents
Philosophie
Histoire & Sciences sociales
Beaux arts / Beaux livres
Bande dessinée
Jeunesse
Art de vivre
Poches
Sciences, écologie & Médecine
Rayon gay & lesbien
Pour vous abonner au Bulletin de Parutions.com inscrivez votre E-mail
Rechercher un auteur
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
Littérature  ->    
 

Noctambule mélancolie
Hafid Aggoune   Quelle nuit sommes-nous ?
Farrago 2005 /  15 € - 98.25 ffr. / 122 pages
ISBN : 2-84490-170-0
FORMAT : 14x19 cm
Imprimer

Il a fui sa famille parce que l’homosexualité n’y avait pas sa place. Il a fui pour construire son rêve abyssinien, du Maroc aux portes du Caucase, changeant de nom au fil des frontières, apprenant les langues et vivant de son savoir polyglotte… «Fuguer est le contraire d’un suicide : on part pour vivre et ce n’est pas une tentative de vivre, mais l’unique essai pour le faire.» (p.94) Il a fui le jour pour ne vivre qu’à son seuil, le soir, la nuit dont il a appris les charmes et sait aussi les dire. «Il n’y a pas de plus belles images de l’éternité que mes insomnies. Ni fuite ni errance, mes nuits sont silencieuses et vont nulle part. Je vis à contre-jour.» (p.14)… Il a fui le monde pour se réfugier dans les mots, compagnon fidèle des livres qu’il promène avec lui dans son sac noir, sur les sentiers obscurs et infini de sa solitude. «Ma véritable place est ailleurs, toujours. Elle est dans le souvenir perpétuel d’une solitude fatale.» (p.61)

Lui, c’est Samuel Tristan… poète maudit réfugié encore et toujours, ici à Venise, le temps de repartir… Vers où ? Cet ailleurs utopique, cet horizon farceur…

Il faut lire ce court récit en prêtant bien l’oreille et l’on entendra ce son qui lui ressemble, celui d’une barque grinçant sur la lagune, effeuillant l’étendue zébrée d’argent par une lune incomplète… L’on verra cette scène ineffable, belle et triste, mélancolique en un mot. Parce que le style la révèle, une plume poétique, élégiaque, centrée sur le moi mais avec la légitimité donnée par l’abandon du monde. Samuel n’appartient plus à personne ni aucun lieu. Ce roman est son no man’s-land…


Bruno Portesi
( Mis en ligne le 09/09/2005 )
Imprimer
 
SOMMAIRE  /  ARCHIVES  /  PLAN DU SITE  /  NOUS ÉCRIRE  

 
  Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2017
Site réalisé en 2001 par Afiny
 
livre dvd