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Compagnon de voyage
Alberto Granado   Sur la route avec Che Guevara
L’Archipel 2005 /  14.95 € - 97.92 ffr. / 255 pages
ISBN : 2-84187-691-8
FORMAT : 14x23 cm

Traduit de l'Espagnol par Philippe Vigneron.
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Entre le 29 décembre 1951 et le 25 juillet 1952, deux jeunes gens, Alberto Granado, le gitan sédentaire, ici narrateur, et son ami el Pelao (c’est-à-dire le Chauve,) ou encore Fuser (le «furibond» en raison de sa passion dans le jeu de rugby), plus connu sous un autre de ses surnoms ultérieurs : El Che (terme qui, apprend-on, signifie «l’Argentin» en Amérique latine), de son vrai nom Ernesto Guevara de la Serna, enfourchent une moto Poderosa II et se lancent à la découverte de leur continent.

En six mois, partis de Buenos Aires, ils arrivent au Chili, puis remontent au nord jusqu’à Caracas. Plus tard le journal de bord du Che fut publié, et en 2003 cet autre journal : les carnets d’Alberto Granado. Leur lecture a inspiré le réalisateur brésilien Walter Salles qui leur consacra le film Carnets de voyage. Pour le tournage, celui-ci demanda à Alberto Granado, alors âgé de 84 ans, d’être consultant ; ainsi plus de cinquante après, le gitan sédentaire retrouva les chemins de sa jeunesse, faisant une nouvelle fois mentir le surnom malicieux que lui avait décerné Ernesto Guevara. Entre les deux, une vie entière avec, pour le Che, le destin qu’on lui connaît, et pour Alberto Granado un poste de directeur au département de biologie de l’université de Caracas, puis, à la demande du Che, une installation à Cuba où il fonde la faculté de médecine de Santiago de Cuba. Quelques photos en noir et blanc, de qualité médiocre mais d’autant plus émouvantes, sont insérées dans l’ouvrage. Une chronologie (1922-2003) complète l’ensemble.

La lecture est intéressante non en raison de qualités littéraires à peu près inexistantes, mais par le témoignage qui est donné ; certes il y a en arrière-plan un propos apologétique qui campe le héros Guevara, ses qualités, son refus du mensonge, le courage avec lequel il affronte son asthme, sa lucidité politique, le révolutionnaire précoce pour qui «la révolution ne peut triompher que dans l’odeur de la poudre» (p.120) etc. Autant de passages attendus ; d’autres le sont moins : Ernesto amateur d’art, qui fait découvrir à son ami les talents des impressionnistes au musée de Lima ; Ernesto séducteur qui ne sait danser que le tango, à l’oreille musicale incertaine, ce qui le conduit à se fier au signe de son ami pour se lancer sur la piste afin d’y faire la preuve de ses talents… quel que soit l’air joué !…

Le plus intéressant du livre tient sans aucun doute aux descriptions des sociétés traversées : les mines de cuivre chiliennes sous administration yankee, les Indiens péruviens descendants des Incas, les lépreux (Alberto Granado avait déjà une expérience médicale dans ce domaine car il avait travaillé à la léproserie de Cordoba), les tribus amazoniennes. Partout Ernesto et Alberto écoutent, discutent, soignent, jouent au football, mais surtout ils observent, accumulent les expériences, se forgent sur le terrain une conscience politique qui jusque-là n’était que livresque, cherchent et trouvent la confirmation de leurs convictions. Lorsqu’ils se séparent pour repartir vers leurs destins, leur amitié demeure et le livre se conclut sur la dédicace envoyée par le Che à son ami de jeunesse : «(...) Quant à moi je repars sur deux jambes, avec ma maison itinérante, et mes rêves ne connaîtront pas de limite - du moins tant que les balles n’en auront pas décidé autrement. Je t’attendrai, toi, le gitan sédentaire, quand la fumée de la mitraille se sera dissipée (…)».

La jeunesse d’un héros révolutionnaire, la jeunesse aussi de deux Sud-Américains qui ont eu 20 ans dans les années cinquante, au siècle dernier.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 29/04/2005 )
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