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Un fatigant ménage à trois
Anne Casanova   Une fiction sentimentale
Flammarion 2006 /  15 € - 98.25 ffr. / 159 pages
ISBN : 2-08-068747-6
FORMAT : 14,0cm x 215,0cm
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Sujet bateau et style qui agace : attention danger ; on ne sort pas content de cette fiction sentimentale. En se mettant en scène dans la mise en scène d’une chabadabada-story lambda, à la sauce contemporaine, avec désillusions sévères et états d’âmes Allymacbealiens, Anne Casanova, dit lourdement l’amour quand son lumineux et libertin homonyme savait en jouer et en rire…

L’auteur accompagne ainsi ses deux personnages de fiction, Olga et Jean, dans leur menuet. Agite-t-elle les marionnettes ? Ecrivain, oui, sans doute, mais pour s’emmêler dans les fils plus que pour en faire sortir une jolie danse. «Je t’aime moi non plus», etc, etc. Ce Stop n’ Go littéraire finit par donner le mal de mer ou un mal de tête… «Je les regarde et je suis saisie par le même spectacle : deux corps qui se regardent, des yeux qui se voient, et déjà toute la savante machine du désir et du mensonge à l’œuvre.» (p.20) Or le ménage à trois fonctionne mal parce que tout tourne en fait autour de la narratrice méchamment frustrée. Dommage.

Et le style sert peut être de façon idoine les ruminations de l’amoureuse éconduite, mais, ici aussi, il finit par lasser. Au final, aligner jusqu’à épuisement de la liste les synonymes – verbes en accointances, épithètes siamois et expressions cousines - s’appelle moins un style que du remplissage. «Et je m’enlise, et je m’entame, et je m’enferme. Pourquoi vouloir raconter cette histoire qui ne vaut rien, qui ne représente rien, qui ne présente rien» (p.75). Oui, pourquoi ?...

Bref, on aurait voulu aimer une histoire qui avait ses chances et un auteur à ne pas abandonner malgré tout, mais on abdique. Peut-être Anne Casanova a-t-elle trop parfaitement rendu cette amertume amoureuse. Pour qui aime la bile, donc.


Bruno Portesi
( Mis en ligne le 08/02/2006 )
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