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Le combat des suffragettes
Ayrton Zangwill Edith   Forte tête
Belfond - Vintage 2020 /  14 € - 91.7 ffr. / 464 pages
ISBN : 978-2-7144-8218-1
FORMAT : 14,2 cm × 20,6 cm

Elizabeth Day (Préfacier)

Catherine Gibert (Traducteur)

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Edith Ayrton a publié ce roman anglais en 1924, en se basant sur la vie de sa mère, Matilda, qui fut parmi les premières femmes médecins et mourut jeune. Par ailleurs, sa belle-mère Herta devint la première femme de l’institut des ingénieurs électriques en Angleterre, médaillée pour ses travaux sur l’arc électrique.

Ces deux femmes de tête forment la base du personnage principal du roman, Ursula. Sous le couvert de la fiction, la romancière a voulu dénoncer les inégalités criantes entre hommes et femmes au début du XXe siècle, et livrer une charge politique contre la répression impitoyable subie par ces suffragettes qui prenaient tous les risques, quel que fût leur niveau social, pour conquérir le droit de vote au Royaume Uni.

En 1909, Ursula Winfield vit dans une famille riche et conventionnelle. Madame Hibbert, sa mère, sous une apparence futile et élégante, détient un solide bon sens, bien qu'elle soit très mondaine. Le colonel, son beau-père, est l’archétype du militaire britannique pour qui les femmes doivent ressentir respect et protection, sans responsabilité aucune. Ursula vit isolée dans son laboratoire du grenier, passionnée de recherche scientifique. Au début du récit, la tête dans les éprouvettes, elle n’a aucun intérêt pour la condition féminine et pour le WSPU dirigé par Emmeline Pankhurst.

Lors d’une excursion à Henley dans l’Oxfordshire, elle fait deux rencontres qui vont changer son existence : dans le train, elle a l’occasion de parler avec une suffragette de haut rang, qui lui donne à réfléchir. Elle fait aussi la connaissance du beau Tony Balestier, très bon parti, qui malheureusement part le lendemain en Inde, pour un an, avec le Lord Officier dont il est le secrétaire particulier. Ursula se résigne à l’attendre en lui écrivant souvent, et continue ses expériences chimiques. Bientôt, en assistant au procès d’une dame âgée qu’elle a sauvée de la noyade, jugée pour une tentative de suicide, elle est attirée, horrifiée par l’injustice de la loi, par la cause des suffragettes pour une meilleure équité. Elle devient une bonne oratrice, figure-clé de l’organisation. Pendant plusieurs années, le mouvement se structure et grandit malgré les tortures subies par ces femmes en prison.

Elle est incarcérée à son tour après des actions violentes, et subit un gavage suite à sa grève de la faim ; ce dernier laisse des séquelles. Avec la Première Guerre mondiale, l’équilibre des forces change, les hommes partent au combat et les femmes acquièrent de nouvelles responsabilités pour faire tourner les usines ou travailler dans les champs. Que va faire Ursula ? Reprendre ses recherches pour sauver des hommes au front ou s’impliquer dans l’effort de guerre au côté des autres femmes ?

Ce roman mêle une savoureuse et caustique critique sociale et une réflexion approfondie sur l’engagement politique et ses conséquences. Le style est très contemporain bien que le récit ait un siècle. Sous couvert d’une trame romanesque typiquement anglaise et bien construite, le roman offre une page d’histoire qui rappelle aux femmes que leur droit de vote a été conquis de haute lutte. Le 7 février 1918 un droit de vote censitaire est accordé aux femmes anglaises à partir de l'âge de 30 ans. En 1928, leur statut sera aligné sur celui des hommes.

«Les années de lutte, âprement disputées en faveur du suffrage féminin – les manifestations, les arrestations, les grèves de la faim, l’action militante polymorphe qui allaient de vitres brisées à des câbles téléphoniques sectionnés (…) - étaient terminées».


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 25/05/2020 )
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