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Promenade dans les bois
Henry David Thoreau   Voisins animaux
Le mot et le reste 2020 /  8,90 € - 58.3 ffr. / 192 pages
ISBN : 978-2-36139-412-7
FORMAT : 11,0 cm × 17,6 cm

Michel Granger (Compilateur)

Brice Matthieussent (Traducteur)

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Henry David Thoreau (1817-1962) est un cas à part dans la littérature américaine, très en avance sur la Beat Generation même si les écrivains de ce courant étaient également des citadins confirmés. Thoreau, auteur d’un livre devenu célèbre, Walden ou la Vie dans les bois (1854), a fui la ville pour s’établir dans une cabane près d’un étang nommé Walden, situé dans le Massachussetts. Auteur également de La Désobéissance civile (1849), Thoreau explique de manière radicale comment l'homme gâche sa vie en acceptant l'idée de se soumettre aux diktats absurdes de la vie professionnelle. S'user à la tâche pour jouir des biens de consommation est une infamie qui ruine à la fois le corps et l'esprit de chaque individu. Alors que l'industrialisation violente de la société faisait rage à l'époque, Thoreau étaient de ceux, précurseurs (Gandhi s'en inspirera pour conduire son mouvement pacifique), rejetant en bloc ce type de système. S'il rejette le travail rémunéré, il remet également en cause l'avidité et la médiocrité des hommes cherchant à s'enrichir, fuyant ou maltraitant la nature, et se perdant dans l'absurdité d'une activité oppressante. Il va plus loin en prônant le retrait total de la société urbaine pour se retirer dans les bois. Ce qu’il fit au milieu des années 1840.

Ce livre, une opération purement éditoriale, extrait des séquences du livre Walden et du volumineux Journal de l’auteur concernant ses observations animalières. A l’instar de sa vie solitaire, rustique et au contact direct de la nature, Thoreau décrit les animaux qu’il rencontre au gré de ses promenades, de son jardinage, de la vie dans sa cabane et également de ses observations bucoliques. Loin d’être un précurseur du militantisme animalier, Thoreau range les espèces selon les catégories classiques : Animaux domestiques, animaux comestibles, animaux sauvages, animaux dangereux. Si parfois il se laisse attendrir par la mort d’un animal abattu (quelques oiseaux par exemple), il évoque la mise à mort du cochon de manière plus froide ! Du serpent à la marmotte en passant par le rouge-gorge, la faune et la flore sont les précieuses compagnes d’un homme qui a fui la ville pour la vie sauvage.

Restent que les animaux font partie intégrante de la nature. Ces descriptions, souvent sensibles, sont touchantes car elles révèlent un véritable intérêt pour l’animal, être fascinant, mystérieux, secret et divin, que l’homme, quand il ne l’a pas massacré, a observé puis protégé. L’auteur, tel un scientifique muni d’un microscope, décrit de manière quasi clinique les comportements, les habitudes, les réflexes des petits animaux qu’il observe tout en louant souvent leurs particularités (physiques souvent).

Les compagnons de la forêt apparaissent donc dans le quotidien de Thoreau parti pêcher, se promener ou restant chez lui, décrivant un rat venu lui tenir compagnie ou un chaton rescapé des eaux. Derrière cette littérature a priori bucolique se cache un être sensible certes, mais un militant forcené qui prône ce retour à la vie naturelle voire sauvage, quittant les hommes au profit des bêtes. Thoreau, esprit libre et écrivain sensible, est séduisant de ce point de vue ; et ce recueil, sous forme d’anthologie alphabétique, se lit sans déplaisir. A noter, le travail minutieux de l’éditeur qui a su relever ces occurrences dans Walden et l’épais Journal de Thoreau.


Simon Anger
( Mis en ligne le 16/10/2020 )
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