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Récit d'une orpheline
Violaine Gillibert   L'Echarpe blanche
Mercure de France 2010 /  13.80 € - 90.39 ffr. / 137 pages
ISBN : 978-2-7152-2928-0
FORMAT : 11,7cm x 18,5cm
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Il faudra qu'un jour le débat soit sérieusement mené en France, et si possible tranché, pour définir ce que l'on entend par roman et en quoi ce dernier, à l'intérieur de cette noble constellation qu'est la Littérature, se distingue du récit autobiographique ; question subsidiaire : où, dans ce chassé-croisé typologique, se situerait l'auto-fiction ?... Car il nous semble que L'Echarpe blanche, malgré la qualification de ''roman'' dont le livre est adoubé en couverture, n'en est pas un.

Nous avons là le récit par sa fille Violaine d'une trajectoire réelle, celle de Michel Gillibert, homme politique (secrétaire d'État aux personnes handicapées entre 1988 et 1993) atteint de tétraplégie des suites d'un accident survenu peu avant sa propre naissance, en 1979. «J'étais la naissance au milieu de ta mort annoncée, la vie au milieu du drame» (p.20). Un texte d'amour tendre, d'une petite princesse envers son roi de père, dont la charisme et la puissance surpassèrent toujours son handicap : un conquistador de la vie, macho protecteur, un homme à femmes, dont la première resta toujours, nous dit la narratrice, elle-même, fût-ce prima inter pares. Une rage de vivre malgré la douleur et les «médics», «palette quotidienne de l'infirme, anodine perfusion du corps inerte à l'âme alerte» (p.59).

Ce ''premier roman'' est un court récit témoignant d'un puissant amour filial, celui d'une fille envers son père aujourd'hui décédé (2004). D'une encre joliment mélancolique, souvent poétique, Violaine Gilibert nous sert cette tranche de vie avec pudeur, tendresse et sincérité. On doute cependant que le texte puisse toucher un lectorat plus vaste que le groupe des familiers, des parents, des amis, parce que cette trajectoire particulière est celle d'un homme inconnu du ''grand public'', et dont cette littéraire tentative ne permettra pas l'apothéose, sinon dans le coeur de son enfant. Peut-être était-ce là le modeste objectif de ce beau texte ?...


Thomas Roman
( Mis en ligne le 19/02/2010 )
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