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Des usages de l’eau de pluie : du classique à l’originalité
Nigel Dunnett   Andy Clayden   Les Jardins et la pluie - Gestion durable de l'eau de pluie dans les jardins et les espaces verts
Rouergue 2007 /  30 € - 196.5 ffr. / 185 pages
ISBN : 978-2-84156-841-3
FORMAT : 19,5cm x 23,5cm

Traduction de Dominique Brochet.
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Dans la tendance actuelle du jardinage écologique, ou en tout cas respectueux de certains équilibres et autres contraintes, l’eau s’avère un élément déterminant et structurant. A moins de disposer chez soi d’une source ou d’un cours d’eau (non pollué de préférence, ce qui est encore plus rare), il ne reste que trois solutions : limiter drastiquement la sélection des plantes pour la mettre en adéquation avec les conditions du milieu (biotope) ; arroser avec l’eau du robinet ; gérer l’eau de pluie. La première solution est souvent peu enthousiasmante car la contrainte peut être ressentie comme trop forte. Elle limite souvent fortement l’expression des goûts de chacun : par exemple si vous aimez les roseaux et que vous habitez un milieu xérique. La seconde n’a rien d’écologique et peut même sembler immorale. En effet, l’eau du robinet est enlevée au milieu naturel puis subit des traitements pour la rendre potable ; son coût est supporté en grande partie par la collectivité. C’est presque un abus d’arroser avec une eau exempte de bactéries, chlorée, etc. Mais bien souvent c’est la solution retenue faute de mieux ou par facilité. N’oublions pas aussi que les inégalités d’accès à l’eau potable sont une des principales injustices du monde actuel. Il ne reste donc comme solution que la gestion des eaux de pluie. D’autant que les craintes s’amoncellent sur cette ressource même en climat tempéré.

Classiquement, on place une poubelle ou un vieux bidon sous une gouttière et on y puise selon les besoins. Récemment, on a vu se développer des systèmes plus élaborés de récupération et de stockage sous forme de cuves enterrées ou non associées à une pompe. Voilà pour l’arrosage. C’est efficace et rentable même en cas d’investissement lourd. Mais ici les auteurs ne se limitent pas à cette vision qui, pour pertinente et intéressante qu’elle soit, n’en est cependant que partielle par rapport à la globalité de la problématique des eaux de pluie.

Ils varient tout d’abord les angles d’approche du problème. Gérer l’eau de pluie est bien sûr la récupérer pour l’utiliser ensuite. Mais c’est aussi gérer les écoulements liés à l’imperméabilisation croissant de notre environnement. Les toitures évidemment favorisent les ruissellements mais aussi les terrasses, les sols goudronnés ou compactés, les allées sans parler des routes et parkings goudronnés. Traditionnellement, on cherche à éliminer l’eau qui ne parvient plus à s’infiltrer en la canalisant, en la collectant et en l’accélérant pour rejoindre un collecteur naturel ou plus souvent artificiel avant qu’elle ne termine provisoirement sa course dans une rivière ou un fleuve. La massification de ces pratiques, l’extension de l’imperméabilisation des sols, l’accumulation et la concentration des eaux provoquent une hausse de la fréquence et de l’amplitude des inondations. La solution préconisée actuellement par les ingénieurs et techniciens ? Augmenter le débit et la vitesse, canaliser davantage, augmenter le débit des collecteurs, la hauteur des digues, etc. C’est une fuite en avant sans perspective de solutionnement. Pourquoi ne pas retenir ces eaux de ruissellement à la source pour assumer soi-même le retour au milieu naturel du volume maximum ? Et s’en servir par la même occasion pour créer un «jardin de pluie»…

En effet, le second attrait, et le cœur, de l’ouvrage est cette proposition, très dans l’air du temps, d’utiliser cette ressource en eau pour développer un espace particulier et dédié de son jardin. Une légère excavation suffit à créer un bassin d’infiltration sous forme de mare. Planté d’espèces adaptées à l’humidité mais aussi à l’alternance humide/sec, il animera de manière étonnante le jardin. Ceux qui le veulent peuvent même aller plus loin et créer un bassin de natation avec une zone de régénération, de filtration et de purification naturelle. Agréable, esthétique et surprenant !

Plus qu’un guide, c’est donc bien avant tout un ouvrage de réflexion qui se livre à nous ici. Abondamment illustré de dessins et autres schémas explicatifs de réalisations, il fourmille d’exemples et d’idées concrètes dont tout un chacun peut s’inspirer aisément. De très nombreuses photographies, toutes excellentes et intéressantes, agrémentent l’ouvrage au fil des pages. L’exposé est clair, le texte, précis. Plus décevant est le mini guide de choix des plantes de milieu humide. Présenté sous la forme très aride d’un tableau, il fournit certes des informations essentielles mais aide peu le lecteur à choisir : pas d’image des plantes concernées, ni de l’attrait qu’elles peuvent exercer. Il est vrai que ce sujet aurait demandé une partie entière.


Rémi Luglia
( Mis en ligne le 23/10/2007 )
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