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Utopions, utopions !
Aurélia Aurita   LAP !
Les Impressions nouvelles 2014 /  15 € - 98.25 ffr. / 142 pages
ISBN : 978-2-874-49185-6
FORMAT : 21x16 cm
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Aurélia Aurita est un auteur de bande dessinée révélé par Fraise et chocolat, adepte d’une écriture (et d’un dessin) de soi sans fards, sans tabous, mais qui incite à l’empathie… Personnage attachant, elle nous entraîne cette fois dans un lieu singulier, étonnant : le lycée autogéré de Paris, une utopie scolaire héritée des années 70, où les travaux, les décisions, l’assiduité, le cursus, etc. sont le fruit du débat, et le choix de chacun. Pourquoi ce détour dans un lycée, et ce retour à l’enseignement ? Il ne s’agit pas, comme Riad Sattouf (auquel on songe immédiatement pour son excellent Retour au collège) de croquer des individus, des « djeun’s » saisis dans leur réalité… pas de sociologie dessinée du collège ici, mais la curiosité pour une institution singulière avec, en arrière-plan, un traumatisme ancien, celui du baccalauréat.

Alors Aurélia Aurita s’invite dans ce LAP, un établissement où le bac est le dernier des soucis (ce qui se discute au final) et où tout l’effort pédagogique vise à réintégrer et responsabiliser des élèves proches de l’abandon scolaire, un établissement de la dernière chance qui tient grâce à l’engagement complet de ses enseignants, à leur sens de la psychologie adolescente comme à leur projet… et à la capacité des uns comme des autres, enseignants et lycéens, à « jouer le jeu » et à accepter , avec la liberté, des responsabilités nouvelles (administrer le lycée, le gérer dans tous les sens du terme). Ici, on tente de former des adultes (au sens noble du terme) plutôt que des bacheliers… et la liberté s’apprend, comme le français et les maths.

Alors l’auteur va rester quasiment une année, et dessiner, illustrer des scènes, des cours, des assemblées, des conversations, des crises aussi : on assiste à des fêtes, on suit les préparatifs du bac, on s’insurge, on pleure, on se plaint, on sourit avec les uns et les autres… Le graphisme tout rond, et toujours en sympathie d’Aurélia Aurita s’adapte parfaitement à ce cadre où l’empathie entre générations permet de gérer les drames. Si l’auteur se présente, au moins dans son dessin, comme la plus jeune du groupe, elle sait également, au hasard des conversations et d’un dialogue intime partagé avec le lecteur, illustrer les hésitations, les difficultés de cet enseignement très utopiste et pas si évident à mener. Plus qu’un beau roman graphique construit autour d’une galerie d’individus, un bel hommage à l’enthousiasme et à la pédagogie.


Gilles Ferragu
( Mis en ligne le 02/03/2014 )
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