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Trahison !
Andrea Camilleri   Le Champ du potier
Fleuve noir 2012 /  20,20 € - 132.31 ffr. / 254 pages
ISBN : 978-2-265-09372-0
FORMAT : 14cm x 22,5cm

Serge Quadruppani (Traducteur)
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Terminer une enquête du commissaire Montalbano est toujours une petite épreuve. Inévitablement, on se refuse à franchir les dernières pages. Insensiblement, on ralentit le rythme de la lecture. De temps en temps, on se surprend même à relire quelques phrases… et, pourquoi pas, le paragraphe en entier… et, tiens… encore les dernières pages…

C’est que Montalbano et son petit monde sont de ceux avec qui l’on se sent en famille. Fazio, le bras droit de Montalbano, est connu pour sa passion de l’état civil. Nul n’ignore que Catarella, le standardiste, est incapable de mémoriser un nom de famille, ni même de faire une phrase correcte en italien. Quant à Mimi, le collègue direct de Montalbano, son goût pour les femmes n’est un secret pour personne, en dépit de son mariage avec la jolie Beba.

Le commissaire Montalbano séduit, parce qu’il n’a pas son pareil pour débrouiller une enquête au flair, à l’intuition, en rêvant même parfois ; parce qu’il élève la gastronomie au rang des Beaux-Arts (à lire un Montalbano, on devient forcément amateur de cuisine sicilienne), et parce qu’il sait rester fidèle à Livia, sa petite amie qui vit à Bocadasse, alors même que la belle Ingrid, sa grande amie suédoise, s’ingénie à finir leurs soirées dans son lit.

Aucun des personnages de la série n’est négligé, même les plus secondaires (mais le sont-ils seulement ?) : Enzo, chez qui Montalbano déguste, en silence, la plus pure cuisine sicilienne ; Adelina, la femme de ménage-cuisinière ; Bonetti-Alderighi, le questeur ; le Dottore Pasquano, le médecin légiste, qui voue à Montalbano une sorte de haine amoureuse ; jusqu’à Marinella, la maison de Montalbano, installée sur la plage, avec vue imprenable sur la mer, dans laquelle le lecteur pense avoir passé ses vacances.

Mais par dessus tout, ce qui fait que l’on s’attache irréductiblement à l’univers créé par Camilleri, c’est la langue. Ce subtil mélange de dialecte sicilien, d’italien officiel et d’italien sicilianisé très habilement rendu dans la traduction de Serge Quadruppani. Lire un Montalbano, c’est bien souvent le lire à haute voix pour le plaisir de se mettre en bouche la saveur de cette langue.

Parmi les enquêtes de Montalbano, celle du Champ du potier est mémorable. Comme il n’est évidemment pas question d’en dévoiler la nature (la quatrième de couverture en dit déjà trop, et aux véritables amoureux de Montalbano, nous conseillons d’en éviter la lecture), nous écrirons seulement quelques mots clés : champ de potier, cadavre, enquête… jubilation.


Emmanuelle Benchimol
( Mis en ligne le 16/04/2012 )
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