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Istanbul : mode d’emploi
Elif Shafak   Bonbon Palace
10/18 - Domaine étranger 2009 /  9.40 € - 61.57 ffr. / 570 pages
ISBN : 978-2-264-04960-5
FORMAT : 11cm x 18cm

Traduction de Valérie Gay-Aksoy.
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Née en 1971, fille d’une diplomate turque, Elif Shafak est en Turquie un auteur reconnu. Bonbon Palace est son cinquième roman, le second traduit en français (après La Bâtarde d’Istanbul). Elif Shafak se définit avant tout comme une conteuse et elle éprouve ici une réelle jubilation à déployer cet univers d’un immeuble jadis arrogant et luxueux, aujourd’hui totalement décrépi, au coeur d’Istanbul. On la suit dans le dédale de ce vieil immeuble construit sur le terrain de deux cimetières dans l’entre-deux-guerres par un Russe exilé, enrichi, et amoureux de sa femme ; amour auquel ne répond guère celle-ci, perdue dans ses rêves et son malheur. Dédale de l’immeuble ou, pour être plus exact, dédale des vies de ses habitants. Autour des deux frères jumeaux, Djelal et Djemal, coiffeurs du quartier, toute une société pittoresque évolue, essentiellement féminine.

Un narrateur ouvre le roman : «Les gens disent que j’ai beaucoup d’imagination. C’est la façon la plus délicate jamais inventée pour dire «Tu débites des absurdités !» Ils ont peut-être raison». Au lecteur de suivre le narrateur qui introduit ainsi cette longue saga (567 pages), et qui nous prévient loyalement dès les premières lignes : «Aussi loin qu’elle soit de la vérité, l’absurdité est tout aussi éloignée du mensonge. Le mensonge est l’envers de la vérité. L’absurdité quant à elle amalgame si bien le mensonge et la vérité qu’on ne peut plus les dissocier. Cela paraît compliqué mais c’est en fait très simple».

Très simple… plus ou moins ! On peut se perdre dans cette micro-société qui hante le salon de coiffure de Djemal et Djelal, avec ses personnages récurrents : la Maîtresse bleue, Meryem, l’énergique mère de famille, la vieille Madame Teyze, etc. Tout un monde qui vit sous les yeux du lecteur, tandis que le narrateur infatigable déploie les charmes de son récit.

Ainsi sollicité, ou le lecteur s’abandonne avec bonheur à ces contes imbriqués, remonte avec curiosité les histoires des personnages, découvre cet univers bariolé, ou la lassitude s’installe face à ce monde un peu labyrinthique, à cette histoire qui semble sans fin, dominée par l’absurde. Les dernières pages donnent de façon brillante la clé de l’énigme... «La vérité est une ligne horizontale (…) le mensonge est un trait vertical»...


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 04/12/2009 )
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