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L’avenir est à ceux qui lui donnent une forme
Arnon Grunberg   L'Homme sans maladie
10/18 - Domaine étranger 2016 /  7,50 € - 49.13 ffr. / 270 pages
ISBN : 978-2-264-06570-4
FORMAT : 11,0 cm × 17,0 cm

Première publication française en août 2014 (Éditions Héloïse d’Ormesson)

Olivier Vanwersch-Cot (Traducteur)

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Qui est Samarendra Ambani ? Le fils de «ce père, capable de tous les renoncements et de tous les efforts pour devenir Suisse parmi les Suisses» ? Le frère de la jeune Aïda, emprisonnée dans son corps malade ? L’architecte «qui ne doit pas rendre les gens meilleurs [mais] doit les prendre par la main et les guider»

Un concours d’architecture pour construire l’opéra de Bagdad le conduit dans une Irak incertaine et peu sûre dont il va peu à peu découvrir les dangers : «recouverte par une sorte de torchon, une mitraillette est posée à côté du chauffeur». Il est accompagné par plusieurs gardes du corps au comportement plus intrigant que protecteur. «Qu’est-ce qui vous a pris ? (…) Quand vous êtes parti pour l’Irak, qu’est-ce qui vous a pris ? Aviez-vous perdu la tête ?», finira par lui demander un diplomate suisse.

Malgré les craintes de sa mère et les paroles inquiètes de Nina, son amie, il repartira à Dubaï pour construire une bibliothèque qui doit abriter un exemplaire de chaque livre édité dans le monde. Il est rassuré, car Dubaï est un lieu où «l’argent peut résoudre les problèmes». Sauf ceux d’un architecte très vite accusé d’être l’un des espions ayant assassiné Mahmoud al-Mabhouh.

Il n’est plus l’homme sans maladie, celui dont l’absence d’identité était l’identité. Les circonstances, les accusations de ses juges, les regards de sa famille et de ses amis lui donnent peu à peu une forme sur laquelle l’architecte n’a aucune prise. Arnon Grunberg met ainsi en scène des personnages à qui leurs identités échappent. Elles se construisent à leur insu et finissent par s’imposer à eux dans un monde qui les transcende : «Le World Wide Design Consortium n’appartient pas à des gens, en tout cas pas à des individus comme toi et moi. Il nous dépasse. Il a ses propres logiques, ses propres lois ; il obéit à des règles que lui-même établit».

L’univers est banalement kafkaïen. Les faits s’enchaînent logiquement, sans soubresaut et sans invraisemblance, vers un dénouement qui finit par être attendu. Et le lecteur croit à ce qui devient peu à peu une grotesque mais vraisemblable histoire. De cette manière habile, Arnon Grunberg dénonce l’ambition démesurée des hommes comme la faiblesse et les vices de nos démocraties et des dictatures que Sam traverse.


Grégory Premon
( Mis en ligne le 22/02/2016 )
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