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Confusion des sentiments
Jonathan Coe   Une touche d'amour
Gallimard - Folio 2003 /  6 € - 39.3 ffr. / 282 pages
ISBN : 2-07-042812-5
FORMAT : 11x18 cm
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Jonathan Coe s’est fait une solide réputation de notre côté du Channel avec des romans haletants tels que Testament à l’anglaise ou La Maison du sommeil. Un regard tout balzacien sur la société de son temps, des intrigues certes farfelues mais prenantes et rondement menées, des personnages touchants par ces fêlures qui les balafrent, sont quelques-uns des éléments qui expliquent ce succès. En outre, l’écriture, coulante et sans artifice, accompagne parfaitement des histoires légères, se lisant sur un bord de plage, dans un train, tranquillement, sans que la critique sous-jacente de la société britannique contemporaine, acide et comme désabusée, laisse jamais le lecteur en repos. Coe est par excellence l’écrivain de l’anti-thatchérisme.

Une touche d’amour ne déroge pas à la règle, qui, derrière le portrait de Robin, vieux thésard pris d’un mal de vivre à peine étanché par une écriture poussive et maladroite, dépeint une fois de plus la société anglaise dans ses pires travers. Les pages 171-176 sont en l’occurrence emblématiques et laisseront très certainement au lecteur un sentiment aigre de déjà vu…

Robin est l’amertume même : l’insuccès avec les femmes mâtiné de velléités homosexuelles, une prétention littéraire infirmée par ses quelques écrits, un procès pour pédophilie… L’homme n’est pas franchement aimable, mais fascine quelques personnes gravitant autour de lui : Ted, le vieil ami des années fac, Emma, avocate elle-même en mal d’aimer… Chacun apporte à l’histoire sa touche personnelle, sa touche d’amour : des ennuis de couple inscrits dans la norme…

Mais ça ne va guère plus loin. Comme toujours chez Coe, le récit est construit d’histoires imbriquées qui, au fil de la lecture, finissent par donner un sens à l’ensemble. Mais on est loin du Testament à l’anglaise. Ici, ce personnage patibulaire et maudit ne force pas l’empathie ou l’identification, et l’intrigue, somme toute, reste menue. On conseillera donc plutôt de se jeter sur d’autres romans de Coe, lui faisant plus honneur.


Bruno Portesi
( Mis en ligne le 03/03/2004 )
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