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Le vieil homme et la vierge
Gabriel Garcia Marquez   Mémoire de mes putains tristes
Le Livre de Poche 2006 /  5 € - 32.75 ffr. / 157 pages
ISBN : 2-253-11684-X
FORMAT : 11,0cm x 18,0cm

Première publication française en mai 2005 (Grasset).

Traduit de l'espagnol par Annie Morvan.

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Ce n’est qu’à 90 ans que le narrateur de Mémoire de mes putains tristes découvre l’amour. Le récit de Garcia Marquez se lit en effet comme une fable glorifiant la vieillesse. Jusque-là, le vieil homme menait une double vie : il se consolait de la médiocrité de sa vie de petit journaliste colombien dans les bras de prostituées. Toute sa vie, il sera resté vieux garçon.

Depuis toujours, il s’était voué à ces belles de nuit aux caresses tarifées. Il en aura connu plus de cinq cents. Mais si un parfum de débauche plane sur tout le roman, il n’est pas scandaleux pour autant. L’écriture de Garcia Marquez est un encensoir, elle répand avec élégance la nostalgie du vieil homme pour ses soirées de ferveur libertine.

Ainsi se déroulait sa vie jusqu’à ce qu’une vierge de 14 ans ne lui donne la révélation de l’amour. Qu’elle intervienne aussi tard dans sa vie ne lui donne que plus de violence. On n’apprendra presque rien de Delgadina, si ce n’est qu’elle use sa beauté naissante en cousant des boutons pour nourrir sa famille. Le narrateur installe l’idole dans une chambre meublée et discrète, louée à Rosa, illustre tenancière de bordel et pourvoyeuse de fantasmes pour les messieurs chics de la ville.

Comme le dit Rosa, «la morale aussi est une affaire de temps». Garcia Marquez nous donne surtout à voir un cœur qui reverdit dans le terreau fertile d’un amour tardif. Tout le vernis grisâtre de la vieillesse s’écaille : les articles du narrateur, si ternes par le passé, deviennent des hymnes à la vie et à l’amour. Tout comme le livre de Garcia Marquez

Malgré son titre, Mémoire de mes putains tristes n’est pas un livre tourné vers le passé. Il invite le lecteur à regarder l’avenir comme une promesse de bonheur et la vieillesse comme un nouvel âge d’or.


Alexandre Hallouin
( Mis en ligne le 12/12/2006 )
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