L'actualité du livrerencontre rencontrefemme Mardi 15 octobre 2019
  
 
     
Le Livre
Poches  ->  
Littérature
Essais & documents
Histoire
Policier & suspense
Science-fiction

Notre équipe
Littérature
Essais & documents
Philosophie
Histoire & Sciences sociales
Beaux arts / Beaux livres
Bande dessinée
Jeunesse
Art de vivre
Sciences, écologie & Médecine
Rayon gay & lesbien
Pour vous abonner au Bulletin de Parutions.com inscrivez votre E-mail
Rechercher un auteur
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
Poches  ->  Policier & suspense  
 

Addams Family
Stieg Larsson   Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes - Millénium 1
Actes Sud - Babel Noir 2010 /  11.50 € - 75.33 ffr. / 505 pages
ISBN : 978-2-7427-9309-9
FORMAT : 11cm x 18cm

Première publication française en juin 2006 (Actes Sud - Actes Noirs)

Traduction de Lena Grumbach et Marc de Gouvenain.

Imprimer

Stieg Larsson était un journaliste et écrivain suédois, célèbre pour ses engagements contre le fascisme et le racisme. En 2004, il est brutalement décédé à l’âge de cinquante ans, foudroyé par une crise cardiaque, juste après avoir parachevé sa trilogie Millénium. Les éditions Actes Sud décidèrent en 2006 de le faire découvrir au public francophone. Un véritable coup de maître, servi en outre par une agréable présentation typographique, une superbe couverture et un papier crème au toucher délicat.

C’est pas à pas que l’on entre dans l’univers de Larsson. L’auteur prend en effet un soin particulier à créer une atmosphère, à nous familiariser avec ses personnages, en titillant d’emblée notre curiosité. Ainsi, les premières pages mettent en scène un octogénaire qui reçoit à l’occasion de son anniversaire, et ce depuis quarante-quatre ans, un étrange colis anonyme : une fleur minutieusement séchée et placée sous un cadre…

Millénium est un magazine à visée socio-économique dont est copropriétaire Mikael Blomkvist, journaliste d’investigation reconnu dans le milieu pour dénoncer, sans concession, la corruption et les malversations du monde des entreprises. Se retrouvant sur le banc des accusés pour des propos jugés diffamatoires à l’égard du multimilliardaire Hans-Erik Wennerström, «Super Blomkvist», comme on le surnomme à son grand désespoir, est contraint de se retirer pour quelque temps des coulisses des médias.

Le désœuvrement ne le gagne pas pour la cause : Blomkvist se voit contacté par un magnat de l’industrie nationale, Henrik Vanger. Ce vieil homme, muni d’une double requête, désire l’employer afin que soit, en douze mois, rédigée la biographie officielle du clan Vanger, et résolue l’obsédante énigme de la volatilisation de sa chère et tendre nièce Harriet, survenue sur l’île familiale en 1966. Et voilà notre Blomkvist happé, un peu malgré lui, par de sombres affaires, dont l’enjeu, les ramifications et la sordidité le dépassent parfois. Dans les méandres de ses recherches, il explore, sur fond de magouilles financières et de vengeances personnelles, une galerie de figures troubles, contrastées et à la psychologie affirmée. Lisbeth Salander, une jeune fille asociale à la vingtaine tatouée, ''piercée'', perturbée et surdouée, croisera notamment le chemin du détective nouvellement promu, avec qui elle finira par former un déton(n)ant duo, dans cette ambiance insulaire aux relents nauséabonds.

La structure narrative de cet opus est peaufinée à l’extrême : les intrigues s’entremêlent sans que rien ne le laisse a priori présager, tandis que les destins des protagonistes se rencontrent, voire convergent, dans un subtil enchevêtrement. Larsson n’a pas révolutionné le genre policier, il en maniait toutefois les ficelles avec génie, ce qui lui a permis de signer un roman déroutant. Le rythme de Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes est tout simplement palpitant et ne faiblit à aucun moment, les rebondissements vont crescendo, le moindre détail fait sens. Mais ce qui donne encore plus de force au texte et qui le hisse à la hauteur de la Littérature, c’est la beauté de son écriture. Fluide, enrobante, précise, aboutie. Un style brillamment rendu par un excellent travail de traduction.

On referme donc avec regret ce livre, où Larsson se plaît à jouer avec nous, sans pour autant jamais se jouer de nous. Une impression de vide nous enveloppe alors et l’on attend impatiemment que la suite suivent en poche chez Babel Noir, avec les deux tomes suivants : La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette et La Reine dans le palais des courants d’air. Tout un programme pour ceux qui n'avaient pas dévoré la trilogie il y a quatre ans…


Samia Hammami
( Mis en ligne le 07/10/2010 )
Imprimer
 
SOMMAIRE  /  ARCHIVES  /  PLAN DU SITE  /  NOUS ÉCRIRE  

 
  Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2019
Site réalisé en 2001 par Afiny
 
livre dvd