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Bande dessinée  ->  Fantastique  
 

Conclusion
Lewis Trondheim   Joann Sfar    Alfred    Mazan   Donjon Crépuscule (tomes 110 & 111)
Delcourt 2014 /  10.95 € - 71.72 ffr. / 48 pages
FORMAT : 22,6x29,8 cm

Haut Septentrion
La Fin du Donjon


978-2-7560-4095-0
978-2-7560-3973-2

Couleurs: Walter

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Que faire quand on est à la tête d’une série à succès, pleine de possibilités et de variations, et alignant un casting prestigieux d’auteurs de bandes dessinées ? La question a du turlupiner quelque peu Joann Sfar et Lewis Trondheim avant de prendre l’ultime et sans doute unique bonne solution : tout arrêter. Ces deux derniers tomes annoncés sont donc la fin du bout du dénouement, la conclusion d’une série riche et drôle qui a su allier humour et aventure, parodie et saga épique, bande dessinée d’auteur et succès populaire.
Peut-être y aura-t-il d’autres albums, d’autres niveaux, on n’est jamais à l’abri de rien avec Sfar et Trondheim, mais cette fin en deux volets sonne comme le glas sur lequel on ne reviendra pas.
Logiquement cette fin de série arrive en bout de chronologie. Ce sont les derniers épisodes du dernier cycle, « Crépuscule » donc. Deux albums qui se répondent et qui se déroulent en même temps. L’un (Haut Septentrion) suivant les péripéties de Marvin Rouge et Zakûtu, l’autre (La Fin du Donjon) se focalisant sur le couple phare de la série, Marvin (l’autre, le Roi Poussière) et Herbert. Le principe de ces albums qui se répondent avait déjà été utilisé, avec trois récits, dans les tomes Armaggedon, La Carte Majeure, et Le Noir Seigneur. Cette fois, les rapprochements sont plus discrets, les cases ne se répètent pas mais les deux albums s’imbriquent idéalement. Il est amusant de relire les deux albums en parallèle et voir le « passage » d’un album à l’autre des personnages à différents moments de l’aventure.

Pour l’occasion et parce que la fin justifie les moyens, les auteurs livrent des réponses à des questions longtemps posées et donne un air de tour d’honneur à ces ultimes épisodes. On rassemble tous les objets du destin (et d’ailleurs, au final, à quoi sert vraiment cette clé ?), il y a des retrouvailles avec des personnages du passé (Hyacinthe, Zongo, Cormor…), il y a des références à d’autres albums, il y a des Tong Deum en pagaille, une ribambelle de hérauts du temps jadis, et même les fameux lapins racistes présents depuis le début. On sent l’exercice obligé, le tribut nécessaire aux fans et comme un dernier tour de piste avant de tout ranger. Autant le dire, les nouveaux lecteurs de la série n’y comprendront rien, et c’est tant mieux puisque tout le principe de Donjon est justement à chercher dans sa totalité ; un tout monumental qui s’est construit petit à petit, album après album, une œuvre qu’il faut savoir appréhender et qui peut se découvrir de différentes manières (par cycles, par dates de parution, par ordre de niveau…).

Un mot sur les dessins : c’est donc à Alfred et Mazan d’avoir les honneurs de boucler la saga. Les deux font un travail efficace, peut-être un peu sage. Alfred met de côté ses tics graphiques qui ont fait le charme de son dessin mais qui malheureusement ne s’adapte pas aux monstres. Son trait devient du coup moins personnel, joli mais plus passe-partout. De son côté Mazan, qui s’était déjà attaqué à Donjon pour Jean-Jean la Terreur change de style : il adopte un trait au crayon plus doux, relevé par les couleurs toujours inspirées de l’indétrônable Walter. L’ensemble est très élégant, très agréable.

Les adieux sont toujours difficiles. La couverture du dernier épisode montre ce qui reste du Donjon, quelques ruines grignotées par la végétation ; des branches, de la mousse et des feuilles cachant peu à peu tout ce qui reste de l’édifice, l’enveloppant doucement dans l’oubli, mais laissant planer un doux parfum de nostalgie. Les dernières pages du tome 111 évoquent le temps qui passe et les exploits légendaires des héros oubliés. Sfar et Trondheim tirent leur révérence avec panache et audace (il en faut pour conclure une telle série!). Qu’importe maintenant que des questions restent sans réponse, que des trous soient toujours présents au milieu de cette grande saga. Tout est finalement là, et contrairement à ce qui est dit dans ces dernières pages, on reste persuadé que ces albums resteront dans le temps. Donjon a désormais un statut d’inébranlable classique.


Alexis Laballery
( Mis en ligne le 29/04/2014 )
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